Les épreuves d’athlétisme           

Durant les compétitions d’athlétisme, on peut trouver différents types d’épreuves, ainsi que de nombreuses sous-disciplines. Il y a principalement quatre grandes catégories : qui sont les courses à pied, les sauts, les lancers et les épreuves combinées. Outre les épreuves individuelles, l’athlétisme inclut des épreuves en équipe. Ils se différencient en fonction des règles, des distances ou encore des diverses spécificités techniques.  

Les épreuves de course

Les courses à pied constituent les épreuves fondamentales dans l’athlétisme. Existant depuis des milliers d’années, et pratiquées depuis les premières compétitions officielles d’athlétisme, elles comptent divers types d’épreuves spécifiques, qui sont les sprints, les courses de demi-fond, les courses de fond et les marathons.

Les épreuves de sprint : 100m, 200m, 400m

Les épreuves de sprint sont constituées par les courses rapides dans l’athlétisme. Elles mettent en avant la vitesse, la force et la puissance de chaque athlète. Par ailleurs, les sprints se font généralement sur une courte distance, qui peut être de 100m, de 200m ou de 400m au maximum. Les athlètes courent dans des couloirs dessinés sur les pistes. Bien sûr, ils ne doivent en aucun cas les dépasser.

Les épreuves de sprint consistent essentiellement à maintenir une vitesse supérieure par rapport aux autres concurrents. En ce sens, les athlètes s’entraînent pour améliorer leur force musculaire, leur technique de course ou encore leur positionnement, par rapport à la ligne de départ et celle de l’arrivée.

Les épreuves de demi-fond : 800m, 1.500 m

Les épreuves de demi-fond comprennent les courses effectuées sur une distance moyenne, qui peut être de 800m, soit 2 tours de piste, ou de 1.500 m, ou 3.5 tours de piste. Elles combinent en particulier la vitesse, ainsi que l’endurance de chaque athlète. De plus, pour améliorer les chances de gagner, il est important de trouver un équilibre adéquat entre les deux. Les athlètes doivent gérer leur rythme, de manière à placer des accélérations stratégiques et pour éviter les fatigues précoces par exemple.

Sur les premiers 100m, les épreuves de demi-fond se font en respectant les couloirs définis sur les pistes. Ensuite, les athlètes peuvent les franchir pour courir en peloton jusqu’à l’arrivée.

Les épreuves de fond et de cross-country : 5.000 m, 10.000 m, marathon

Les épreuves de fond comportent les courses réalisées sur une distance supérieure ou égale à 3.000 m. D’ailleurs, elles peuvent se faire dans un stade ou à l’extérieur, notamment pour les marathons sur des dizaines de kilomètres par exemple.

En ce sens, les épreuves de fond se démarquent avec les compétences des athlètes pour maintenir une bonne cadence tout au long d’une course. Elle requiert d’une grande force physique, d’une bonne endurance, ainsi que d’une excellente capacité à gérer la fatigue.

En ce qui concerne le cross-country, c’est une épreuve en plein air, tel que son nom laisse entendre. Les conditions de cette course peuvent être variées, ce qui nécessite davantage de préparation et de résistance des athlètes.

Les épreuves de saut

Les épreuves de saut sont aussi incontournables dans l’athlétisme. Avec des disciplines adaptées pour les hommes et les femmes, on peut citer principalement 3 types de saut, à savoir le saut en longueur, le saut en hauteur et le triple saut. En outre, le saut est un sport olympique, qui met en avant la coordination, la souplesse et la performance d’un athlète.

Le saut en longueur

Le saut en longueur est une épreuve qui consiste à sauter le plus loin possible devant soi, soit en longueur donc. Pour ce faire, les athlètes commencent avec une course pour prendre des élans, puis ils utilisent un plan incliné sur lequel, ils vont s’appuyer pour franchir le maximum de distance possible. L’athlète commence à sauter à partir de la planche d’appel, et un bac à sable est placé à l’autre extrémité pour lui permettre de retomber en toute sécurité.

Par la suite, les juges évaluent le résultat pour chaque participant. Normalement, il y a trois essais possibles, mais cela peut évoluer en fonction de la qualification et de la classification. Ce sera le meilleur résultat qui sera retenu.

Le triple saut

En ce qui concerne le triple saut, il s’agit d’une épreuve où les athlètes doivent effectuer une série de 3 sauts successifs à partir d’une planche d’appel. Chaque saut a un nom spécifique. Le premier est le cloche-pied, le second la foulée bondissante, et le dernier est le saut en longueur.

Le cloche-pied est un saut de course, réalisé en partant d’un seul pied. L’athlète peut prendre son impulsion avec son pied gauche ou droite. Ensuite, pour la foulée bondissante, il faut enchaîner avec un autre saut en essayant de maintenir la même puissance. Dans la troisième étape, l’athlète termine avec un saut en longueur dans le bac à sable en essayant d’atterrir le plus loin possible. De même que pour le saut en longueur, chaque athlète a aussi droit à quelques essais.

Le saut en hauteur

Le saut en hauteur est effectué à travers une barre horizontale, placée en hauteur. Les athlètes commencent par une petite course d’élan, afin de pouvoir sauter en hauteur, et de retomber sur un tapis en mousse rembourré. Bien sûr, l’objectif est de passer au-dessus, sans toucher la barre, ou encore moins, la renverser.

Diverses techniques peuvent être utilisées par les athlètes pour réaliser le saut en hauteur. On peut citer entre autres la technique de saut en ciseau, le style ventral ou le Fosbury-Flop. Cette dernière étant la plus populaire, elle consiste à sauter la tête en première, en franchissant la barre de manière dorsale. Les athlètes peuvent ainsi optimiser les hauteurs qu’ils peuvent passer.

Les épreuves de lancer

Le lancer est une autre discipline de l’athlétisme. Il consiste principalement à lancer un objet spécifique, qui peut être un poids, un disque, ou encore un javelot. Cela étant dit, le lancer peut sembler être une épreuve assez difficile, compte tenu de la coordination qu’il requiert, de la force ou encore des techniques précises qu’il faut adopter pour effectuer correctement le jet en question.

Le lancer de poids

Pour le lancer de poids, les athlètes doivent éjecter une boule de poids en métal et la lancer le plus loin possible. Pour cela, le lanceur doit se positionner dans un cercle défini, dans lequel, il prendra ses élans pour pouvoir projeter le poids de toutes ses forces.

Il faut bien sûr tenir compte du poids de l’objet, ainsi que de la bonne technique pour assurer le meilleur lancement. On peut citer différentes manières pour prendre l’élan, soit en translation ou encore en rotation. De plus, c’est une épreuve qui implique une combinaison de force, de puissance et d’une bonne coordination pour optimiser le résultat de la projection.

Le lancer de disque

Le lancer de disque est une épreuve qui consiste à lancer un disque circulaire en métal, le plus loin possible. Les poids peuvent varier selon les catégories des participants.

Une zone circulaire est délimitée, et l’athlète s’y place pour exécuter les techniques appropriées à son lancement.

Il y a certaines règles à respecter dans les épreuves de lancer de disque. Il faut commencer par balancer les bras, exécuter une rotation sur place et enfin lancer le disque en respectant un angle d’envoi entre 25 à 40°. En outre, la rotation est aussi nécessaire pour assurer une puissance maximale dans la projection du disque. L’athlète a droit à quelques essais, et les juges prendront en compte du meilleur résultat.

Le lancer de javelot

Concernant le lancer de javelot, l’athlète dispose d’une piste droite, de 30m, sur laquelle, il effectue au préalable une course d’élan avant de projeter le javelot le plus loin possible. C’est ce que l’on appelle la prise d’élan. La phase de rotation renforce cette étape, où l’athlète pivote sur place dans le but de maximiser la vitesse angulaire du lancer. Il y a une ligne butoir qui indiquera l’emplacement pour effectuer ces différentes étapes.

Par ailleurs, le javelot est lancé en avant, et doit suivre une trajectoire optimale, avant de toucher le sol par la pointe. La distance est ensuite mesurée à partir de cette pointe jusqu’au secteur de lancer.  

Les épreuves combinées

L’athlétisme regroupe différents types de discipline, qui sont les courses, les lancers et les sauts. De ce fait, il y a aussi des épreuves qui sont appelées combinées, car elles impliquent différentes disciplines combinées à concourir par une seule athlète. Les plus populaires sont le décathlon, qui comprend 10 épreuves, et l’heptathlon, qui comporte sept séries d’épreuves.

épreuve combiné

Le décathlon : 10 épreuves

Le décathlon comporte dix épreuves combinées, qui seront réparties sur deux jours de compétition. Le premier jour, l’athlète doit effectuer une course de sprint sur une distance de 100m, suivie d’une épreuve de saut en longueur, d’un lancer de poids, d’un saut en hauteur, et termine avec un sprint de 400m.

Pour le deuxième jour, l’athlète doit enchaîner avec 5 disciplines athlétiques, qui sont la course de sprint sur 100m haies, le lancer du disque, le saut à la perche, le lancer de javelot et pour terminer, il y a la course de demi-fond sur une distance de 1.500 m.

Compte tenu de toutes les disciplines impliquées dans le décathlon, il exige une grande polyvalence de l’athlète. En effet, il est important de maitriser correctement toutes les règles et les particularités de chaque épreuve. En prime, une bonne condition physique est essentielle pour pouvoir maintenir le niveau de performance sur les deux jours d’épreuves. Cela étant dit, le décathlon est une compétition adaptée pour les hommes comme pour les femmes.

L’heptathlon : 7 épreuves

L’heptathlon est une épreuve qui regroupe sept types de discipline. Elle se fait également sur deux jours. Le premier jour, les participants entament avec une course de sprint sur 100m haies, un saut en hauteur, un lancer de poids et une course de sprint sur une distance de 200m.

Pour le second jour de la compétition, les athlètes devront réaliser un saut en longueur, un lancer de javelot et une course de demi-fond de 800m ou de 1000m. Certaines disciplines peuvent varier en fonction des particularités des épreuves, comme leur emplacement par exemple. Elles sont différentes pour les épreuves en salle ou encore en plein air. De même, l’heptathlon pour femmes présente quelques différences avec l’heptathlon pour hommes, dont la dernière course de demi-fond par exemple.

Par ailleurs, les épreuves combinées d’heptathlon nécessitent aussi une grande performance des athlètes. Non seulement, elles exigent une condition physique au top, mais il faut aussi s’entraîner davantage sur la gestion du temps et de l’énergie, pour être sûr de terminer les éventails d’épreuves jusqu’au bout.

Les épreuves de relais

Les épreuves de relais sont une autre forme des courses à pied dans l’athlétisme. En plus de concourir sur une distance spécifique, les équipes devront se passer un témoin de main en main. De ce fait, il s’agit d’une épreuve collective, qui met l’accent sur la vitesse, la performance et la coordination de chaque athlète.

Les épreuves de relais

Le relais 4*100m

Le relais 4*100m signifie qu’il s’agit d’une course effectuée par une équipe de 4 personnes. Chacune d’entre eux devra parcourir une distance de 100m avec le relais en main, avant de le passer à son coéquipier. Dans les compétitions olympiques, le relais est un témoin conçu sous forme d’un bâton cylindrique.

Sur la piste, il y a une zone de transmission ou une zone de passage, où le relais va changer de main. Cette zone peut s’étendre jusqu’à une distance de 30m. Ainsi, le coureur suivant peut prendre son élan en commençant son parcours en attendant que l’autre lui passe le relais. En dehors de cette zone, la transmission du relais est soumise à une disqualification de toute l’équipe.

Le relais 4*400m

Contrairement à la précédente discipline, le relais 4*400m se fait sur une distance de 400m pour chaque membre de l’équipe. En revanche, les règlements sur le relais restent les mêmes. Il y a une zone de transmission dans laquelle, les athlètes doivent se passer le témoin. Pour le relais 4*400m, cette zone de passage s’étend sur 20m. Elle est plus courte par rapport à celle de la course de relais 4*100m.

Par ailleurs, le relais de 4*400m débute en respectant les couloirs marqués sur la piste. Après le premier relayeur, les coureurs peuvent passer dans le couloir le plus étroit. C’est la même règle que pour les courses de demi-fond.

Conclusion

L’athlétisme est une discipline particulièrement attrayante, autant pour les athlètes que pour les passionnés du sport. La diversité des épreuves ajoute une dimension supplémentaire à son côté divertissant, sur lequel on peut parier. Ce qui fait que les compétitions de telles sortes sont généralement des événements sportifs de grande envergure. Par ailleurs, les différents types d’épreuves en athlétisme sont considérés comme les plus prestigieux, compte tenu du fait qu’ils rassemblent les meilleurs athlètes du monde entier.

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